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Prenat Jacques Marie

Né a Brest le 20 mai 1777, fils de Charles Prix Prenat (1737 - 1814), sculpteur de figures de poupes et proues, et de son épouse, Marie Françoise Allard ( 1750 - 1840 ).

Son Grand-Père Pierre Prenat, Maître boulanger vint à Brest de Paris peu après 1737. La fortune de la famille se fit lorsque la Tante de Jacques, Marie Anne épousa Claude Marie Kerimal de Kerveno, Diresteur de l'approvisionnement naval du port de Brest.

En 1782, à l'âge extraordinairement précoce de conq ans et demi, Prenat s'embarqua brièvement comme mousse sur le Diadème et alla à Cadix. Ayant reçu une éducation rudimentaire, il s'employa comme cuisinier à la caserne de mer de Brest. Reçu aspirant en 1793, il servit d'abord sur le Jean Bart, escorte du Grand Convoi destiné aux Etats Unis naissants, puis sur un grand nombre de différents vaisseaux de guerre. Pormu enseigne en mai 1802, il reçut l'ordre d'embarquer sur l'Atalante expédiée à Pondichéry. A la rupture de la paix d'Amiens, l'Atalante fit six prises et visita Mascate, Batavia, Foulpointe et Sainte Marie à Madagascar, à partir de sa base, l'Ile de France.

Le 9 mai 1805, Prenat épousa, au Port Louis, Rosalie Kervern (1781 - 1833 ) veuve de Jean Ducléon, fille de Charles Kervern et de Jeanne Durand (ou Durant). Lors d'une expédition au Cap de Bonne Espérance, Prenat fit naufrage avec  l'Atalante le 02 novembre 1805.

Vers le 22 décembre il réussit à prendre place sur le navire Américain Calumet et à regagner l'Ile de France à temps pour la naissance de son premier enfant, Louise Eugénie, en février 1806. Au début de d'avril, Prenat embarqua sur la Canonnière, commandant Bourayne, qui gagna le Cap, croyant que les Hollandais s'y trouvaient encore en maîtres, mais la Canonnière fut prise sous le feu nourri des anglais camouflés par les couleurs hollandaises.

Le 21 avril, en route pour Bourbon, la Canonnière attaqua un convoi de onze vaisseaux de la Compagnie des anglaise venant de chine sous la protection du vaisseau HMS Tremendous. Au cours de l'engagement, Prenat qui commandait la batterie, fut blessé à la tête, à la main droite et au côté gauche.

D'après Bourayne, il se distingua particulièrement malgré les blessures reçues, il fut pansé puis retourna à son poste. Bourayne le recommanda pour une promotion et la Croix de la Légion d'Honneur. La Canonnière reçut l'ordre d'aller prendre trois millions de piastres d'or du gouvernement Mexicain à Acapulco.

Au retour, elle rencontra un Eastindianman, le Kilvengrosse, au large de la côte ouest de Sumatra. Prenat commanda l'abordage à partir du seul canot de la Canonnière et prit le vaisseau.  "Au cours de cette manoeuvre audacieuse" écrit Bourayne, il montra "une grande détermination et un grand courage".

L'Ile de France fut atteinte au début de juillet 1808 et Prenat put jouir de deux mois de service à terre et de congé. Le 20 septembre, il quitta l'Ile de France comme second de Pierre Bouvet sur l'Entreprenant. Au large de la côte de Malabar, le navire Hardy fut capturé. Prenat souffrant toujours de ses blessures, la croisière s'avéra particulièrement ardue pour lui et il ne put continuer son service. Bouvet écrivit qu'il regrettait, ainsi que tous ses camarades, "que sa santé ne lui permettait pas de prendre part à une seconde campagne".

Le 12 octobre 1809, Prenat quitta l'Ile de France, cette fois comme passager sur la Confiance ( l'ancienne Canonnière désarmée ) en compagnie de son ancien commandant, Bourayne. Ils furent capturés par les anglais au cours du voyage.

Prenat fut mis à terre par ses capteurs, à Auray, sur la côte bretonne, le 22 janviers 1810.

De retour en sa ville natale de Brest, il partit pour Paris en permission afin de consulter des médecins sur l'état de sa santé. En novembre 1811 il demanda en vain le commandement de la corvette l'Aigrette, mais reçut celui en second de la Revanche. Lorsque le commandant de cette frégate tomba malade, Prenat en reçut le commandement du Vice-Amiral Comte Allemand.

Malheureusement Prenat lui-même fut forcé de débarquer lorsque sa santé se détériora sérieusement. A son grand regret il fut placé sur la liste des officiers de réserve le 1 er Septembre 1814. Malgré de rigoureuses représenations afin d'obtenir un commandement à la mer et la Croix de la Légion d'Honneur, comme recommandée par Bourayne, ses demandes furents ignorées par le gouvernement de la Restauration.

Il mourut le 16 mars 1818 à Brest. Sa veuve mourut au Port Louis de l'Ile Maurice le 8 octobre 1833, laissant deux survivant des trois enfants de son mariage.


Sources:

- l'Auteur, Docteur Edward Duyker, un de ses descendants.

- Dictionnaire de Biographie Mauricienne.

- Dossier personnel de Jacques Marie PRENAT, Service Historique de la Marine, Vincennes.